Une économie collaborative

Aujourd’hui, près de 9 000 start-up composent le marché mondial de la consommation collaborative. Ce dernier est actuellement estimé à 15 milliards de dollars et devrait représenter 335 milliards de dollars en 2025 , ce qui représente un taux de croissance annuel moyen de + 36,4 % et une multiplication du marché par plus de 20 en 10 ans. Certains acteurs de la consommation collaborative ont quitté le statut de start-up et représentent désormais des challengers redoutés dans leur secteur d’activité, mettant en œuvre des stratégies ambitieuses pour assurer leur développement. Par exemple, la plateforme américaine Airbnb a levé près de 475 millions de dollars en avril 2014 et vient de boucler une nouvelle levée de fonds d’un montant d’un milliard de dollars, valorisant ainsi l’entreprise à 18 milliards d’euros . BlaBlaCar, plateforme française de covoiturage, a de son côté levé 80 millions d’euros en 2014, afin notamment de se développer sur les marchés émergents comme la Turquie, l’Inde ou le Brésil. Enfin, Uber, plateforme de Véhicules de Transport avec Chauffeur a levé la somme record d’un milliard d’euros en 2014. Cette croissance exponentielle de certaines plateformes a attisé l’intérêt de certaines entreprises conventionnelles (notamment les géants d’internet), qui voient dans cette nouvelle forme d’économie un levier de croissance. Ainsi, Google a investi 100 millions d’euros dans Lending Club, une plateforme de financement participatif, et a établi un partenariat avec Uber en 2013. En tout, on considère que depuis 2012, les entreprises conventionnelles de capital risque ont investi 2 milliards d’euros dans plus de 500 start-up de l’économie collaborative dans le monde . Sur ce nouveau marché, les États-Unis et la France apparaissent comme les pays leaders au niveau mondial, en termes de volumes d’affaires et de diversité de l’offre. Les deux pays comptent de nombreuses plateformes de premier plan ayant entrepris des stratégies d’internationalisation comme Lyft, ou Airbnb aux États-Unis ; et BlaBlaCar ou Ulule en France.

Published in:Uncategorized |on mai 11th, 2017 |Comments Off

Colloque de Rotterdam

Jeudi dernier, je me suis rendu à Rotterdam pour y participer à un incentive. La plupart du temps, les événements de ce type sont perçus par mes collègues et moi comme des instants de répit hors du monde, où l’actualité du monde est bannie. Mais du fait des derniers rebondissements de l’actualité, nous avons fait une entorse à la règle, en discutant du récent choix d’indépendance du Royaume-Uni. Le triomphe des pro-Brexit a pris Bruxelles par surprise, et on a encore du mal pour le moment à percevoir les conséquences de cet événement. Néanmoins, c’est en échangeant mes impressions avec mes collègues que je me suis aperçu que pour pas mal de gens, ce sont les plus pauvres qui sont les seuls responsables de cette catastrophe. Ils ont le sentiment que nos voisins ont cédé aux sirènes du repli nationaliste, et que ce sont donc les citoyens les moins instruits qui ont voté pour cette sortie. Mais cette idée est complètement réductrice : il suffit de se pencher sur les votes pour voir que cette explication est tout à fait grotesque. De nombreux anglais disposant d’un bon statut social ont choisi le Brexit. Pourquoi ? Pour la simple question de la libre circulation des personnes. Et ce n’est en fait pas très étonnant, à bien y réfléchir ; après tout, c’est ce thème de l’immigration qui domine les débats dans la plupart des élections du monde occidental : c’est notamment cette question qui a permis à Donald Trump de remporter l’investiture républicaine si aisément. Comme toujours, ce sont les personnes les plus exposées à différentes cultures qui ont été contre le Brexit. Et celles qui ont voté pour la sortie sont comme toujours celles qui sont les moins confrontées à l’immigration. Il n’y a donc absolument pas eu un vote des élites contre un autre, stupide, du peuple, comme pas mal de journalistes l’ont suggéré. Les citoyens britanniques de tous bords ont décidé de vivre isolés sur leur île plutôt que de se confronter aux réalités du monde. Ce n’est pas une fracture sociale qui a décidé du vote : c’est une simple façon de percevoir le monde qui a pesé. En dépit de quelques discussions un peu mouvementées au cours de la soirée, j’ai quand même eu beaucoup de plaisir à suivre cet incentive. Voici d’ailleurs un lien vers l’agence qui l’a organisé : j’ai particulièrement aimé les animations parfois excentriques auxquelles nous avons eu droit, et qui nous ont même fait parfois oublier le choix de ces irresponsables rosbifs. Suivez le lien pour en savoir plus sur cet incentive aux Pays-Bas.

Published in:Uncategorized |on avril 28th, 2017 |Comments Off

L’Institut Pasteur dans la tourmente

L’Institut Pasteur fait actuellement l’objet d’une enquête préliminaire alors qu’aucune précaution n’aurait été prise dans le transport et la manipulation d’un virus mortel. La chercheuse coréenne qui l’aurait emporté dans ses bagages refuse de répondre à la police. C’est une affaire qui a fait grand bruit dans les sphères médicales, allant même jusqu’à provoquer l’inquiétude du ministère de la Santé: le 8 mars, Le Parisien révélait l’ouverture depuis décembre 2016 d’une enquête judiciaire contre l’Institut Pasteur. En cause: le transport incroyable il y a plus d’un an, depuis la Corée du Sud, d’un virus mortel pour l’homme. Le quotidien rapporte aujourd’hui que la chercheuse coréenne, qui aurait fait voyager le virus dans ses bagages, devait être entendue ce jeudi par les policiers. Elle ne viendra pas, par crainte semble-t-il d’une possible garde-à-vue. Les faits remontent au 11 octobre 2015. Une chercheuse de l’Institut Pasteur en Corée du Sud transporte avec elle dans l’avion trois tubes d’échantillons de virus, en toute clandestinité. Les souches mortelles sont en fait contenues… dans une petite boîte bleue destinée à des produits cosmétiques, en dépit de toute règle sanitaire. À leur arrivée en France, les échantillons sont ensuite banalement posés sur une étagère, où ils resteront du 16 au 23 octobre, sans aucune précaution à la hauteur de leur dangerosité, selon Le Parisien. Le virus en question, le Mers-Coronavirus, est effectivement hautement pathogène: découvert en 2012 au Moyen-Orient, il résiste facilement aux défenses immunitaires pour engendrer une pneumonie aiguë sévère. Dans certains cas, les symptomes entraînent la mort. Cet incident, qui viole les très strictes règles nationales du Code de la santé publique, n’a pas été reporté à l’autorité sanitaire par l’Institut Pasteur.

Published in:Uncategorized |on avril 14th, 2017 |Comments Off

Nouveau procès pour la filière djihadiste dite «de Strasbourg»

Parmi les sept hommes jugés en appel à partir de mercredi figure notamment le frère d’un des kamikazes du Bataclan. Ils étaient dix. Dix hommes, âgés d’une vingtaine d’années, partis pour la Syrie en guerre en décembre 2013 dans le cadre de la filière djihadiste dite «de Strasbourg». Deux y ont trouvé la mort dès janvier 2014. Un troisième, Foued Mohamed-Aggad, est revenu pour semer la mort au Bataclan, le 13 novembre 2015. Les sept autres, dont le propre frère du kamikaze, Karim Mohamed-Aggad, sont jugés en appel à partir de mercredi et jusqu’au 29 mars pour association de malfaiteurs en vue de la préparation d’actes de terrorisme. Ils ont été condamnés par le tribunal correctionnel de Paris en juillet dernier à des peines allant de six à neuf ans de prison assorties d’une période de sûreté des deux tiers. Karim Mohamed-Aggad a écopé de neuf ans, une peine de huit ans étant prononcés contre trois de ses coprévenus, Radouane Taher et les frères Ali et Mohamed Hattay.

Published in:Uncategorized |on avril 6th, 2017 |Réagir »

La troncation

En découvrant ce blog, vous vous êtes sans doute dit : le curieux nom de blog que voilà. Mais tant que ça, en réalité. Parce qu’à notre époque, nous sommes  tous des hommes tronqués. Nous passons tant de temps devant nos écrans que nous nous coupons nous-mêmes du monde : nous passons à côté du moment présent, trop pris que nous sommes par cette autre vie qui, pour être virtuelle, n’en est pas moins chronophage. Nous privilégions les échanges électroniques aux échanges interpersonnels ; il faut voir comment certains couples vivent, l’un à côté de l’autre, chacun sur son smartphone, ou sa tablette, ou son ordinateur. La semaine dernière encore, je suis allé au restaurant avec ma femme. A la table d’à côté, un couple a passé son temps sur son téléphone. De l’autre côté, c’est un groupe d’amis, dont plusieurs n’ont pas décroché un instant leurs yeux de leur téléphone. Notre époque est enthousiasmante sur bien des points, mais elle est aussi terrifiante, par moment.

Je n’échappe pas à la règle. Tout comme vous, je suis un homme tronqué. Lorsque je suis en déplacement pour le travail, je suis scotché à mon smartphone tout du long. Même en conférence. Même en réunion. Je ne le consulte pas tant pour aller sur les réseaux sociaux (que j’ai en horreur) que pour consulter le fil d’actualité (qui est une passion chez moi).

Ce blog est en quelque sorte la résultante de tout ce temps passé sur mon petit écran : il est là pour accueillir mes réactions et mes réflexions sur l’actualité du monde. Il y aura sans doute pas mal de coups de gueule, mais aussi, je l’espère, des coups de coeur. Parce que oui, contrairement à ce que pensent certains, il n’y a pas que du mauvais dans l’actualité ! Et même si les médias insistent plutôt sur les problèmes que sur les solutions, ces dernières existent, et méritent de faire parler d’elles aussi.

A bientôt, donc !

Published in:Uncategorized |on mars 3rd, 2016 |Réagir »


Créer un Blog | Nouveaux blogs | Top Tags | 6 articles | blog Gratuit | Abus?